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Arras. Pavillon Louis XIII dans le couvent des Soeurs de la Charité. [légende d'origine]

Photographe(s) : Ernest Pierre Henri Miguel Machard


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Tour octogonale du pavillon, vue depuis le jardin.

Informations techniques

Procédé original Négatif
Format d'origine 13x18
Support d'origine Plaque de verre
Couleur Noir et blanc
Orientation hauteur

Propriétés

Référence SPA 1 C 54
Date de début 25/05/1915
Date de fin 25/05/1915
Photographe(s) Ernest Pierre Henri Miguel Machard -
Lieu(x) Arras - Pas-de-Calais -
Origine SPA/SPCA
Mention obligatoire © Pierre Machard/ECPAD/Défense
Domaine public Oui

La photographie est issue du reportage suivant :

Etats des lieux de la ville d'Arras et de sa région en mai 1915.

Voir la notice du reportage

Description du reportage

Arras est, pendant la guerre, le théâtre de violents bombardements liés aux batailles de l’Artois successives. Début octobre 1914, pendant la première de ces batailles, deux jours de pilonnement intensif de l’artillerie allemande détruisent l’Hôtel de ville et le beffroi. En mai 1915, au moment de ce reportage, la ville connaît une relative et courte période d’accalmie pendant que les Français repoussent l’ennemi à Notre-Dame de Lorette, Neuville-Saint-Vaast, Souchez, Carency, Ablain-Saint-Nazaire, à une dizaine de km au nord de la ville. Machard peut ainsi rendre compte des destructions opérées pendant les dix premiers mois de la guerre.
Fin juin aura lieu un nouvel épisode de bombardements. L’opérateur reviendra en juillet photographier à nouveau les destructions, cette fois avec du matériel de prise de vues en couleur pour compléter ses clichés en noir et blanc.

Ce reportage propose de parcourir la ville d'Arras, alors éprouvée par les bombardements. De nombreux monuments religieux et historiques figurent parmi les ouvrages touchés par les obus. Parcourant les rues d'Arras, l'opérateur de la SPA (Section photographique de l'Armée) photographie les églises, les bâtiments administratifs, sanitaires et culturels. L'état du palais de l'évêché de Saint-Vaast, de la cathédrale, de l'église Saint-Jean-Baptiste et de son presbytère, de la chapelle Saint-Charles, de l'hôtel de ville et sa grande place, de l'hôpital Saint-Jean, du musée de peinture Dériquen et de la caserne Schramm, où plusieurs chevaux ont été tués par un obus de 155mm, témoignent des destructions provoquées par l'artillerie allemande.

Plusieurs photographies contiennent des scènes insolites, tels que les portraits d'habitants restant dans les ruines de leurs bâtiments (le chef de gare et son équipe restent ainsi à leur poste malgré les bombardements).
Le reportage montre également la destruction de nombreuses maisons sur la grande place, les rues du marché Saint-Jean, du marché au filet, Sainte-Croix, de la Petite Place, les rues Méaulens, Saint-Géry, des Trois Visages, Jacques-le-Caron, du Rivage, de la Housse et les places de la gare et du théâtre. Les jardins de la ville et des habitations servent de cimetières provisoires où des soldats métropolitains et nord-africains sont enterrés.

Le reportage propose également des vues du campement du 13e régiment de hussard, les ambulances du 10e corps et le 7e régiment d'artillerie, près de Warlus. Des enfants du village visitent le camp.

Note : voir les films 14.18 A 171 (tourné par Alfred Machin pour Pathé) et 14.18 B 588 (tourné par un opérateur Gaumont, peut-être Pierre Périn).

Photos du reportage(120)