VIDÉO
[Construction du village de réhabilitation sociale des lépreux en Côte-d'Ivoire.] Première partie.
Ensemble de 8 films 8 et Super 8 mm réalisés par le médecin général Gilbert Raffier entrés dans les fonds de l'ECPAD en 1996.
Descriptif succinct : Panneau d'entrée du centre de traitement de Manikro : "Ministère de la Santé publique, service des grandes endémies, Centre de traitement de Manikro". Débroussaillage d'un terrain : des hommes coupent et déterrent des arbres, défrichent un terrain à l'aide d'engins. D'autres prennent des mesures du terrain à l'aide de piquets et de cordes. Travaux dans un village (fabrication de ciment). Des femmes distribuent des confiseries aux enfants, des cigarettes aux hommes. Construction de maisons et peinture d'anciens bâtiments. Des malades taillent des pierres. Malades et villageois participent aux travaux. Installation d'une machine. Inauguration du nouveau centre, en présence d'autorités militaires et civiles. Messe en plein air. Installation d'un puits et d'un système d'écoulement des eaux. Plantations d'arbres et plantes. Réhabilitation des anciens bâtiments de la léproserie. Fabrication de briques. Une fête avec des danses. Poursuite des travaux du centre : de nouveaux bâtiments sont construits. Distribution de jouets et friandises aux enfants (Noël ?). Danses devant le foyer. Visite d'autorités et remise de décorations. Danses. Visite du village. Plan sur les ulcères d'un malade. Vues du terrain et des nouvelles constructions. Survol et vue d'avion du centre Raffierkro. Inauguration et pose d'une plaque "Amicale des Corses de Côte d'Ivoire". Lever de drapeau. Fête et défilé dans les rues. Panoramique sur les nouveaux bâtiments.
Les films portent sur la fondation et le développement du centre de traitement de la lèpre de Manikro (Côte-d'Ivoire), oeuvre du médecin général Raffier dont il prendra le nom, Raffierkro, en 1992.
C'est au cours d'un séjour en Côte-d'Ivoire que le docteur Raffier découvre les lépreux rejetés en pleine savane et fonde le village de post-cure de Manikro pour la réhabilitation sociale des lépreux, afin de permettre aux nouveaux malades d'être logés à l'hôpital. En 1964, l'hôpital est modernisé avec la création d'une salle d'opération, d'une salle de soins, d'un laboratoire, d'un bureau d'examen et des lits d'hospitalisation. La même année est construit le "Foyer du Lépreux " qui sert de lien avec les autres villageois des environs qui peuvent profiter de la télévision, du cinéma et de la musique.
La construction du nouveau village, implanté sur un terrain débroussé en face de la léproserie, commence à la fin de l'année 1964 par l'édification de trois maisons en briques en argile faites sur place ; un ancien lépreux guéri en fut le premier maçon.
En 1965, huit maisons sont terminées ainsi qu'une école comprenant deux classes ; une cour plantée d'arbres et un terrain de football sont aménagés pour les enfants.
En avril 1966, la dixième maison est terminée. Le passage de Raoul Follereau, créateur de la Journée mondiale de lutte contre la lèpre, venu inaugurer cinq maisons offertes par sa fondation, est l'occasion d'une grande fête avec danses et musique traditionnelles. Seize maisons seront terminées à la fin de l'année 1966, réalisées avec les moyens locaux et la participation des lépreux à leur construction.
La Maison du culte est le prochain bâtiment public édifié, elle est terminée pour la XIVe Journée des lépreux le 30 janvier 1967et l'évêque de Bouaké y célèbre la première messe. Une grande foule de lépreux, de villageois voisins et de visiteurs s'y mêle. En septembre 1967, le Conseil du village, mairie en pays africain, complète les équipements collectifs, une citation de Saint-Exupéry accueille le visiteur à l'entrée : "Etre un homme c'est sentir en posant sa pierre que l'on contribue à bâtir le monde ", un chef de village et son conseil sont élus en mai 1968.
L'eau et l'électricité sont installées depuis 1966 et progressivement étendues à tout le village.
L'apport d'une aide de Amici dei Lebbrosi, fondation Follereau italienne, permet la construction en 1968-1969 de quinze autres maisons.
L'E.L.E.P. (Comité Européen de Coordination des Associations de Lutte contre la Lèpre) aide à la réalisation en 1969-1970 d'un marché formé de trois bâtiments sur piliers centraux en béton et offrant une aire couverte de 760 mètres carrés, il est devenu un lieu de brassage humain très intense.
Le village continue de s'agrandir grâce aux aides extérieures : un stade, l'agrandissement de l'école, une station d'essence, une coopérative pour la commercialisation des produits agricoles et la gestion collective des affaires du village.
La construction d'un barrage permet des cultures maraîchères, un verger et de la pisciculture.
En 1970-1971 apparaîssent une cantine scolaire, un centre d'artisanat et une école de formation agricole post-scolaire.
Source de ces informations : "La réhabilitation sociale des lépreux ", docteur Gilbert Raffier, 63 pages, dossier d'afffaires conservé à l'ECPAD.
En 1981, le docteur Gilbert Raffier retourne en Côte-d'Ivoire et retrouve Manikro. Les villageois lui font fête avec des danses et des musiques traditionnelles, une visite des étangs et des vergers sont au programme. Il est nommé chef de la Mission médicale française et directeur adjoint de l'Institut national de santé publique d'Abidjan.
En 1992, le village de lépreux qu'il construisit prend son nom : à l'initiative du gouvernement de la Côte-d'Ivoire, Manikro devient Raffierkro (" kro" veut dire village en ivoirien).
Note : ATTENTION : Conformément à l'article 2 du contrat de cession des images à l'ECPAD, l'ECPAD peut exploiter les films mais devra au préalable obtenir l'autorisation du médecin général Raffier ou de ses ayants droit.
Descriptif succinct : Panneau d'entrée du centre de traitement de Manikro : "Ministère de la Santé publique, service des grandes endémies, Centre de traitement de Manikro". Débroussaillage d'un terrain : des hommes coupent et déterrent des arbres, défrichent un terrain à l'aide d'engins. D'autres prennent des mesures du terrain à l'aide de piquets et de cordes. Travaux dans un village (fabrication de ciment). Des femmes distribuent des confiseries aux enfants, des cigarettes aux hommes. Construction de maisons et peinture d'anciens bâtiments. Des malades taillent des pierres. Malades et villageois participent aux travaux. Installation d'une machine. Inauguration du nouveau centre, en présence d'autorités militaires et civiles. Messe en plein air. Installation d'un puits et d'un système d'écoulement des eaux. Plantations d'arbres et plantes. Réhabilitation des anciens bâtiments de la léproserie. Fabrication de briques. Une fête avec des danses. Poursuite des travaux du centre : de nouveaux bâtiments sont construits. Distribution de jouets et friandises aux enfants (Noël ?). Danses devant le foyer. Visite d'autorités et remise de décorations. Danses. Visite du village. Plan sur les ulcères d'un malade. Vues du terrain et des nouvelles constructions. Survol et vue d'avion du centre Raffierkro. Inauguration et pose d'une plaque "Amicale des Corses de Côte d'Ivoire". Lever de drapeau. Fête et défilé dans les rues. Panoramique sur les nouveaux bâtiments.
Les films portent sur la fondation et le développement du centre de traitement de la lèpre de Manikro (Côte-d'Ivoire), oeuvre du médecin général Raffier dont il prendra le nom, Raffierkro, en 1992.
C'est au cours d'un séjour en Côte-d'Ivoire que le docteur Raffier découvre les lépreux rejetés en pleine savane et fonde le village de post-cure de Manikro pour la réhabilitation sociale des lépreux, afin de permettre aux nouveaux malades d'être logés à l'hôpital. En 1964, l'hôpital est modernisé avec la création d'une salle d'opération, d'une salle de soins, d'un laboratoire, d'un bureau d'examen et des lits d'hospitalisation. La même année est construit le "Foyer du Lépreux " qui sert de lien avec les autres villageois des environs qui peuvent profiter de la télévision, du cinéma et de la musique.
La construction du nouveau village, implanté sur un terrain débroussé en face de la léproserie, commence à la fin de l'année 1964 par l'édification de trois maisons en briques en argile faites sur place ; un ancien lépreux guéri en fut le premier maçon.
En 1965, huit maisons sont terminées ainsi qu'une école comprenant deux classes ; une cour plantée d'arbres et un terrain de football sont aménagés pour les enfants.
En avril 1966, la dixième maison est terminée. Le passage de Raoul Follereau, créateur de la Journée mondiale de lutte contre la lèpre, venu inaugurer cinq maisons offertes par sa fondation, est l'occasion d'une grande fête avec danses et musique traditionnelles. Seize maisons seront terminées à la fin de l'année 1966, réalisées avec les moyens locaux et la participation des lépreux à leur construction.
La Maison du culte est le prochain bâtiment public édifié, elle est terminée pour la XIVe Journée des lépreux le 30 janvier 1967et l'évêque de Bouaké y célèbre la première messe. Une grande foule de lépreux, de villageois voisins et de visiteurs s'y mêle. En septembre 1967, le Conseil du village, mairie en pays africain, complète les équipements collectifs, une citation de Saint-Exupéry accueille le visiteur à l'entrée : "Etre un homme c'est sentir en posant sa pierre que l'on contribue à bâtir le monde ", un chef de village et son conseil sont élus en mai 1968.
L'eau et l'électricité sont installées depuis 1966 et progressivement étendues à tout le village.
L'apport d'une aide de Amici dei Lebbrosi, fondation Follereau italienne, permet la construction en 1968-1969 de quinze autres maisons.
L'E.L.E.P. (Comité Européen de Coordination des Associations de Lutte contre la Lèpre) aide à la réalisation en 1969-1970 d'un marché formé de trois bâtiments sur piliers centraux en béton et offrant une aire couverte de 760 mètres carrés, il est devenu un lieu de brassage humain très intense.
Le village continue de s'agrandir grâce aux aides extérieures : un stade, l'agrandissement de l'école, une station d'essence, une coopérative pour la commercialisation des produits agricoles et la gestion collective des affaires du village.
La construction d'un barrage permet des cultures maraîchères, un verger et de la pisciculture.
En 1970-1971 apparaîssent une cantine scolaire, un centre d'artisanat et une école de formation agricole post-scolaire.
Source de ces informations : "La réhabilitation sociale des lépreux ", docteur Gilbert Raffier, 63 pages, dossier d'afffaires conservé à l'ECPAD.
En 1981, le docteur Gilbert Raffier retourne en Côte-d'Ivoire et retrouve Manikro. Les villageois lui font fête avec des danses et des musiques traditionnelles, une visite des étangs et des vergers sont au programme. Il est nommé chef de la Mission médicale française et directeur adjoint de l'Institut national de santé publique d'Abidjan.
En 1992, le village de lépreux qu'il construisit prend son nom : à l'initiative du gouvernement de la Côte-d'Ivoire, Manikro devient Raffierkro (" kro" veut dire village en ivoirien).
Note : ATTENTION : Conformément à l'article 2 du contrat de cession des images à l'ECPAD, l'ECPAD peut exploiter les films mais devra au préalable obtenir l'autorisation du médecin général Raffier ou de ses ayants droit.
Catégories
| 1963-1989 |
| Chantier et construction |
| Guerre froide (1946-1989) |
| Village |
| Santé (secteur civil) |
| Population civile et vie civile |
| Fêtes et traditions |
Propriétés
| Réalisateur | Gilbert Raffier - |
|---|---|
| Genre | Film d'amateur |
| Lieu(x) | Côte-d'Ivoire - |
Informations
| Référence | FA 2-1 |
|---|---|
| Durée | 03:56:10 |
| Date de début | 01/01/1963 |
| Date de fin | 31/12/1981 |
| Procédé original | Positif |
| Support d'origine | Acétate |
| Format d'origine | 8 mm ; Super 8 |
| Couleur | Couleur |
| Typologie | Film d'amateur |
| Origine | Raffier, Gilbert |