VIDÉO

Die Deutsche Wochenschau. (38e semaine DW 679 du 09/09/1943 et 44e semaine DW 581 du 22/10/1941)

Réalisateur(s) : Inconnu


[L'évacuation des troupes allemandes et italiennes lors de l'opération "Lehrgang"].
[Voir Note 1 puis note 2).

Entre 1er et le 16 août 1943, les navires allemands traversent le détroit de Messine et tranportant environ 50000 soldats allemands en Italie.
Des embarcations de toutes tailles quittent la Sicile malgré les bombardements alliés. Elles traversent le détroit de Messine et se retrouvent en Italie, prêtes à combattre de nouveau.
La Flak allemande doit intervenir pour protéger les navires de l'Axe contre les bimoteurs alliés. D'un côté du détroit comme de l'autre, les canons de 8,8 cm, les 2 cm Flak 30 forment un barrage aérien important. (Voir Note 3).
De nombreux avions alliés sont touchés. Ils explosent dans le ciel et retombent en flamme.
A l'aide d'un télémètre, des artilleurs allemands assistés par des Italiens harcèlent les avions britanniques et américains qui viennent bombarder.
Les navires allemandes accostent et débarquent le matériel.
Non loin des plages, un quadrimoteur américain B-17 (immatriculé J 23305 E) s'est écrasé, des soldats allemands l'inspectent.
Le General-Major Hube qui commandait ce repli en bon ordre arrive enfin en Italie, il sourit.

[Sur un aérodrome du Kampfgeschwader KG-26 (escadre de bombardement), le Major (commandant) Werner Klümper lit l'ordre de mission].

Le commandant Klümper explique à ses pilotes, lors du briefing, la mission qu'ils vont effectuer.
Les hommes s'équipent et montent à bord de leur bombardier Junkers Ju-88. Ces avions sont équipés de torpilles pour l'attaque d'un convoi britannique. Deux chiens montent aussi à bord d'un bombardier.
Les bombardiers décollent, la température à bord des avions est insupportable. Les bombardiers arrivent en vue du convoi. Aussitôt la DCA allié entre en action, si bien que les avions allemands ne tardent pas à larguer leurs torpilles.
De nombreux navires sont coulés pendant que d'autres brûlent.

[Le croiseur allemand auxiliaire "Thor" patrouille en Méditerranée].

Par une forte mer, un hydravion allemand Arado Ar-196 rentre d'une mission de reconnaissance au-dessus de la Méditerranée. Le pilote a repéré des navires, il fait son rapport au capitaine du navire allemand.
Rapidement, le croiseur repère le navire ennemi (un cargo), quelques coups de semonces suffisent pour que les marins viennent se rendre en chaloupe.
Un commando allemand va prendre possession du navire qui sera diriger vers "un port ami" selon le commentaire.
Un autre navire anglais (un tanker) est arraisonné, il transportait des marins indiens qui se rendent. Les marins quittent le navire peu avant que les canons du croiseur "Thor" le coule. Les officiers regardent aux jumelles le tanker britannique qui sombre peu à peu.

[Les blindés de la Panzer.Armee von Kleist (2e Armee, Panzergruppe 1) progressent vers Moscou lors de l'opération "Typhon"].

Note 3 : correspond au DW 581 (22/10/1941).

Entre le 2 et le 20 octobre 1941, les armées allemandes du Groupe d'armée Centre (commandé par le maréchal von Bock) affrontent les Soviétiques autour des villes de Briansk et de Wiasma.
Le 30 septembre 1941, le général Guderian (2e Armee, Panzergruppe 2) passe à l'attaque et sépare bientôt les armées soviétiques en deux. Cette brèche permet aux blindés allemands de progresser de 120 km menaçant par la même occasion la ville d'Orel.
C'est lors de cette progression rapide que l'on retrouve des fantassins italiens, slovaques et hongrois marchant loin derrière les panzer III et IV de Von Kleist et de Guderian. Les convois hippomobiles côtoient l'infanterie, qui atteignent leur but et s'arrêtent dans un village. Ils vaquent aux tâches quotidiennes : lavage du linge, le courrier, soin des chevaux, le cuisinier prépare à manger
Les blindés allemands (Panzer III) de la 11.Panzer.Division (11e division blindée) reprennent la route mais les premières chutes de neige du mois d'octobre provoquent déjà de la boue et freinent les armées de von Bock.
La progression est stoppée par une ligne soviétique fortifiée, les Junkers Ju-87 "Stuka" interviennent et libèrent un passage pour les blindés qui avancent de nouveau.
Les Panzers 38 (t) de Guderian pénètrent dans un village en feu et font des prisonniers rescapés des fortifications de campagne.
Des soldats d'infanterie de la Wehrmacht et de la Waffen-SS attaquent la ville de Melitopol. Les blindés entrent dans la ville en ruine et en feu sous les yeux de la population.
Les blindés combattent pour la ville de Marioupol (Jdanov). Un canon antichar (Pak 38 ou 40) assisté d'un canon d'assaut Strumgeschütz III couvrent l'attaque de l'infanterie qui s'empare de la gare et de ses silos.
Une île de la mer d'Azov résiste néanmoins, des artilleurs la pilonnent, avant l'intervention de troupes d'assaut (Stosstruppen) qui progressent sur des canots pneumatiques d'assaut.
Une fois l'île conquise, les soldats découvrent les fortifications et les batteries de marine. Ils examinent les canons russes détruits après de nombreux tirs (des douilles jonchent le sol).

[Les objectifs des blindés de Guderian et de von Kleist sont les villes d'Orel et Briansk].

Des fantassins avancent dans une forêt d'où ils extraient des soldats russes. L'infanterie et les side-cars ont bien du mal à progresser dans cette zone boisée et boueuse. La ville d'Orel est finalement prise le 3 octobre 1941. Les troupes allemandes avancent dans les rues où la vie ne semble pas stoppée par la guerre. Les tramways y circulent librement ainsi que la population.
Pour la capture des villes de Briansk et de Wiasma, des troupes d'assaut doivent établir une tête de pont au-delà du fleuve Urga. Des fantassins portant un canot pneumatique progressent derrière le blindage d'un Sturmgeschutz qui les escorte jusqu'aux rives du fleuve.
Les commandos avancent sous le feu roulant de l'artillerie des obus de mortier. Une fois traversés, les hommes élargissent la tête de pont pendant que des sapeurs tentent de réparer un pont pour faire passer les blindés. Le travail n'est pas facilité par les tirs ennemis. A l'issue des combats, les tranchées et casemates sont nettoyées. Des prisonniers encore abasourdis sont évacués.
Les troupes allemandes ne laissent pas les soldats soviétiques reprendre leurs esprits, des mitrailleurs installent une MG-34 sur un affût lourd tandis que leurs camarades avancent prudemment. A la lisière d'un bois, la résistance soviétique est trop forte et les Junkers Ju-87 "Stuka" interviennent de nouveau pour débloquer les armées allemandes. Les bombes des Stuka explosent dans le bois, libérant ainsi la route vers Wiasma. Les semi-chenillés, blindés légers Panzer 38 (t) et motocyclistes traversent les villages de Kalinia et Kalouga. Les blindés de la 2.SS Panzer.Division (2e division blindée SS) "Das Reich" investissent la village de Kalouga après des combats au canon de 3,6 cm.
Les armées allemandes sont attaquées par les flancs, mais leurs canons stoppent cette contre-attaque soviétique.
L'opération "Typhon" se solde par la prise de Briansk le 18 octobre 1941, grâce selon le commentaire aux commandements du maréchal von Bock (dirigeant le groupe d'armée Centre), ainsi qu'à la supériorité aérienne de la Luftwaffe de Kesselring (Luftflotte 2). Les armées soviétiques perdent 673 000 soldats (prisonniers), 5412 canons et 1242 blindés (dixit commentaire).
Les colonnes incessantes de prisonniers se dirigent vers la captivité sous une escorte allemande, les visages des soldats soviétiques semblent détendus. Le commentaire souligne que ces soldats étaient les troupes d 'élite de Timoschenko.

Le parallèle est fait avec une section allemande marchant et chantant : "Nun brausen nach Osten die Heere".
Note 1 : Correspond au AA 42 2/2. (Die Deutsche Wochenschau Nr. 679/38/1943)
Note 2 : Avant le débarquement allié en Sicile, l'amiral Dönitz s'intéresse au détroit de Messine. Il nomme sur place le Fregattenkapitän Gustav von Liebenstein qui se trouve à la tête de nombreux navires à la mi-juillet 1943 pour l'évacuation des troupes si un débarquement allié avait lieu.
A terre, le détroit de Messine est très lourdement défendu par la Flak allemande : 82 pièces lourdes, 60 pièces légères sur les côtes de Calabre ; sur le rivage sicilien 41 pièces lourdes et 52 légères.
Quatre batteries italiennes de 280 mm, deux de 152 mm et quatre allemandes de 170 mm protègent le port d'une attaque navale.
Lors de l'opération "Lehrgang", hommes et matériel doivent traverser le détroit de Messine malgré les bombardements alliés.
L'opération est un succés, les allemands n'auront qu'un seul marin tué.
Les General-Major Hube et Von Liebenstein évacuent 40000 soldats, 14000 blessés, 10000 véhicules, 51 chars et 163 canons.

Note 3 : à partir du Time code : 00 : 11 : 41 : correspond au DW 581 (44e semaine), daté du 22/10/1941.


Défauts Images d'archives:(Rayures films,Taches et poussieres photographiées,Poils photographiés, Instabilités image, Grain film) .Contenu différent sur les deux pistes sonores Left et Right,Conforme au Support d'origine. Fin du son de la première bobine un peu brusque!!Deuxième bobine au TC IN: 00:11:40:11Troisième bobine au TC IN: 00:21:38:21