reportage

L'armée boucle le quartier de Bab el Oued à Alger le 23 mars 1962.

Photographe(s) : Grimaud


La conclusion des accords d'Evian relatifs au "Cessez le feu" en Algérie, engage dans son article n°2 à interdire tout recours aux actes violents entre les deux parties signataires. Cette clause qui entre en vigueur le 19 mars 1962 est dénoncée par l'Organisation armée sécrète (OAS). Cette dernière décide de lancer une grève générale et le général Salan, commandant de l'OAS, donne l'ordre "d'harceler les positions ennemies dans les grandes villes d'Algérie". Pour éviter les troubles, l'armée (gendarmes mobiles, appelés, zouaves) boucle et investit les quartiers d'Alger. Les soldats patrouillent dans les rues, les voitures sont fouillées et des blindés sont postés en de nombreux carrefours. Le 20 mars 1962, 24 morts et 59 blessés jonchent les rues de Bab el Oued après une fusillade. L'escalade à la violence continue le 22 mars 1962, lorsqu'une patrouille de la gendarmerie mobile est attaquée. Elle atteint son apogée le 23 mars 1962 avec des tirs de l'OAS sur des appelés faisant 7 morts et 11 blessés. La risposte ne se fait pas attendre. Les militaires bouclent Bab el Oued afin d'arrêter le commando de l'OAS qui a tué 5 militaires et volé 9 armes. Les soldats prennent position dans les rues et sur les terrasses qui surplombent cette zone urbaine déserte.