VIDÉO
L'offensive française sur la Somme (juillet 1916).
L'offensive française sur la Somme. Juillet 1916. Première partie."
Le communiqué officiel du 1er juillet rappelle les résultats de l'attaque lancée par les Alliés, sur un front de 40 kilomètres : les troupes françaises se sont établies aux abords de Hardecourt et Curlu et, au sud de la Somme, les villages de Dompierre, Becquincourt, Bussus, Faye, ont été pris. En outre, trois mille cinq cents prisonniers se sont rendus. L'offensive débute par les mouvements des troupes allant prendre position : longues colonnes de fantassins, convois de mulets et de camions. " Les munitions ne manquent pas " : dans une gare des stocks d'obus de gros calibres attendent d'être acheminés par decauville. La préparation de combat s'effectue par des tirs d'artillerie lourde. Des obus sont transportés par wagonnets jusqu'à une pièce d'artillerie lourde sur plate-forme et hissés par palan. Une rame d'ALVF manoeuvre, puis des canons de 240 et de 400 mm tirent. Les équipes de mitrailleurs et de canon de 37 mm s'acheminent dans le réseau des tranchées, jusqu'à leurs positions, passant devant un panneau " Boyau central, vers 1ères lignes ". Au fond d'une large tranchée renforcée de sacs de terre, " les poilus, confiants, attendent l'heure de l'attaque ". Des explosions ponctuent la plaine et la première vague d'assaut s'élance à travers les barbelés. Des prisonniers arrivent en courant, masque à gaz suspendu autour du cou, tandis que des soldats français poursuivent l'attaque. Une batterie de 75 mm exécute un tir de barrage sur la deuxième ligne allemande, provoquant un monceau de douilles. Des brancardiers passent entre Allemands et Français réunis dans un même boyau, tandis que d'autres prisonniers passent avec leur mitrailleuse. Des soldats français examinent des canons allemands de différents modèles, ainsi que des piles d'obus pris à l'ennemi. Un très long convoi de prisonniers passe sur une route, suivi de cuisines roulantes (1).
"L'offensive française sur la Somme, juillet 1916. Deuxième partie."
15 - Panorama des tranchées allemandes bouleversées par l'artillerie française.
16, 18, 19 - Dans les villages libérés, les destructions frappent tous les bâtiments : à Dompierre, l'église, ailleurs une sucrerie.
20 - Dans les décombres, un fanion de la Croix-Rouge indique l'emplacement d'un poste de secours.
21 - Le général Fayolle visite Dompierre.
22 - Cinq jours de bombardement incessant sur Beaumont-Hamel.
23 - Dans les ruines, les téléphonistes réparent les lignes.
24 - Des cavaliers passent sur une route bordant le Bois de la Vache, dont il ne reste que squelettes d'arbres et troncs éclatés.
L'église de Frise.
Flaucourt bombardé.
25 - A la jonction des lignes françaises et anglaises, soldats français et écossais se croisent, dans un village bombardé. Les routes boueuses sont bordées d'abris faits de branchages. Des prisonniers sont ramenés vers l'arrière. Une colonne d'artillerie britannique circule sur un chemin.
26 - Un ballon d'observation anglais quitte le sol.
27 - Le 19 juillet, le président de la République, le général Roques, ministre de la Guerre, les généraux Joffre et Balfourier, parcourent le front.
28 - Le général Joffre escalade un mortier de 400 ALVF.
"L'offensive française sur la Somme. Juillet 1916. Troisième partie."
"L'attaque du 20 juillet 1916."
Le communiqué officiel rappelle les résultats de l'attaque : au nord de la Somme, prise des tranchées ennemies, depuis le mamelon d'Hardecourt jusqu'à la rivière ; au sud de la Somme, prise des premières positions allemandes, depuis Estrées jusqu'à la hauteur de Vermandovillers, plus de deux mille cinq cents prisonniers et un important matériel. En route vers le front, se succèdent attelages de voiturettes de mitrailleuses, convois de fantassins et de mulets. Le général de division Boulange fume devant son poste de commandement en sac de terre où s'appuie une motocyclette. Une pièce de 320 ALVF est chargée par palan, puis les artilleurs courent dans un abri souterrain en contrebas de la voie. La veille de l'attaque, la préparation d'artillerie s'effectue sur le Bois Etoilé, au nord-ouest de Vermandovillers où les explosions se succèdent. Le 20 juillet à 7h.30, a lieu l'assaut : quelques soldats lourdement chargés escaladent la paroi d'une tranchée et disparaissent dans les réseaux de barbelés, d'autres courent, tête baissée dans un boyau. La riposte allemande sur le Bois Etoilé conquis par les Français creuse le terrain de profonds entonnoirs. " Les Allemands en veulent même au soleil ", dont le disque s'estompe derrière la fumée des explosions. Dans son poste de commandement, éclairé par une ouverture dans le toit, un colonel suit l'action sur sa carte. Les Allemands viennent se rendre, les bras levés, et sont regroupés près de bâtiments en ruine. Un panorama du Bois Etoilé reconquis montre des squelettes d'arbres sur un terrain bouleversé. A l'interrogatoire, un officier, casque à pointe et lunettes rondes, déclare : " J'étais professeur dans un lycée de jeunes filles ", tandis que " les Kamarades de moindre importance " sont dirigés vers une cave. Les spahis partent chercher d'autres prisonniers ; ceux qui sont déjà arrivés au camp, sont allongés par terre.
Notes :
Film remonté dans l'ordre en 2016 par Albane Brunel (chargée d'études documentaires) et David Bonnefoy (monteur) avec les images existantes dispersées sous les références 14.18 A 271, A 283, B 114 et B 117.
En effet, le film " L'offensive française sur la Somme (juillet 1916) ", en trois parties, est un film réalisé par la Section cinématographique de l'armée en 1916 et conservé dans le fonds de la première guerre mondiale (série 14.18) de l'ECPAD. Cependant, le film est dispersé sous plusieurs références qui présentent des séquences en double ou dans le désordre et parfois mêlées à d'autres images qui n'ont rien à voir avec le film. C'est pourquoi, le film a été remonté dans l'ordre et dans le respect des images en février 2016 et avec l'appui des sources écrites conservées à la Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (MAP) qui attestent du montage de ce film.
Les références d'origine qui ont servi à ce remontage sont les suivantes :
- 14.18 A 271 TC de 00 :00 :00 à 00 :18 :09 (pour la 1re partie) ;
- 14.18 B 117 TC de 00 :17 :54 à 00 :28 :55 + 00 :16 :57 à 00 :18 :51 (pour la 2e partie) ;
- 14.18 A 271 TC de 00 :33 :10 à 00 :46 :00 (pour la 3e partie).
Le carton intertitre " L'offensive française sur la Somme (juillet 1916) Deuxième partie " manquant a été créé sur le modèle de la première et de la troisième parties.
Film classé dans les "Hors série" dans le catalogue " Les films militaires français de la première guerre mondiale ", Françoise Lemaire, 1997.
Le communiqué officiel du 1er juillet rappelle les résultats de l'attaque lancée par les Alliés, sur un front de 40 kilomètres : les troupes françaises se sont établies aux abords de Hardecourt et Curlu et, au sud de la Somme, les villages de Dompierre, Becquincourt, Bussus, Faye, ont été pris. En outre, trois mille cinq cents prisonniers se sont rendus. L'offensive débute par les mouvements des troupes allant prendre position : longues colonnes de fantassins, convois de mulets et de camions. " Les munitions ne manquent pas " : dans une gare des stocks d'obus de gros calibres attendent d'être acheminés par decauville. La préparation de combat s'effectue par des tirs d'artillerie lourde. Des obus sont transportés par wagonnets jusqu'à une pièce d'artillerie lourde sur plate-forme et hissés par palan. Une rame d'ALVF manoeuvre, puis des canons de 240 et de 400 mm tirent. Les équipes de mitrailleurs et de canon de 37 mm s'acheminent dans le réseau des tranchées, jusqu'à leurs positions, passant devant un panneau " Boyau central, vers 1ères lignes ". Au fond d'une large tranchée renforcée de sacs de terre, " les poilus, confiants, attendent l'heure de l'attaque ". Des explosions ponctuent la plaine et la première vague d'assaut s'élance à travers les barbelés. Des prisonniers arrivent en courant, masque à gaz suspendu autour du cou, tandis que des soldats français poursuivent l'attaque. Une batterie de 75 mm exécute un tir de barrage sur la deuxième ligne allemande, provoquant un monceau de douilles. Des brancardiers passent entre Allemands et Français réunis dans un même boyau, tandis que d'autres prisonniers passent avec leur mitrailleuse. Des soldats français examinent des canons allemands de différents modèles, ainsi que des piles d'obus pris à l'ennemi. Un très long convoi de prisonniers passe sur une route, suivi de cuisines roulantes (1).
"L'offensive française sur la Somme, juillet 1916. Deuxième partie."
15 - Panorama des tranchées allemandes bouleversées par l'artillerie française.
16, 18, 19 - Dans les villages libérés, les destructions frappent tous les bâtiments : à Dompierre, l'église, ailleurs une sucrerie.
20 - Dans les décombres, un fanion de la Croix-Rouge indique l'emplacement d'un poste de secours.
21 - Le général Fayolle visite Dompierre.
22 - Cinq jours de bombardement incessant sur Beaumont-Hamel.
23 - Dans les ruines, les téléphonistes réparent les lignes.
24 - Des cavaliers passent sur une route bordant le Bois de la Vache, dont il ne reste que squelettes d'arbres et troncs éclatés.
L'église de Frise.
Flaucourt bombardé.
25 - A la jonction des lignes françaises et anglaises, soldats français et écossais se croisent, dans un village bombardé. Les routes boueuses sont bordées d'abris faits de branchages. Des prisonniers sont ramenés vers l'arrière. Une colonne d'artillerie britannique circule sur un chemin.
26 - Un ballon d'observation anglais quitte le sol.
27 - Le 19 juillet, le président de la République, le général Roques, ministre de la Guerre, les généraux Joffre et Balfourier, parcourent le front.
28 - Le général Joffre escalade un mortier de 400 ALVF.
"L'offensive française sur la Somme. Juillet 1916. Troisième partie."
"L'attaque du 20 juillet 1916."
Le communiqué officiel rappelle les résultats de l'attaque : au nord de la Somme, prise des tranchées ennemies, depuis le mamelon d'Hardecourt jusqu'à la rivière ; au sud de la Somme, prise des premières positions allemandes, depuis Estrées jusqu'à la hauteur de Vermandovillers, plus de deux mille cinq cents prisonniers et un important matériel. En route vers le front, se succèdent attelages de voiturettes de mitrailleuses, convois de fantassins et de mulets. Le général de division Boulange fume devant son poste de commandement en sac de terre où s'appuie une motocyclette. Une pièce de 320 ALVF est chargée par palan, puis les artilleurs courent dans un abri souterrain en contrebas de la voie. La veille de l'attaque, la préparation d'artillerie s'effectue sur le Bois Etoilé, au nord-ouest de Vermandovillers où les explosions se succèdent. Le 20 juillet à 7h.30, a lieu l'assaut : quelques soldats lourdement chargés escaladent la paroi d'une tranchée et disparaissent dans les réseaux de barbelés, d'autres courent, tête baissée dans un boyau. La riposte allemande sur le Bois Etoilé conquis par les Français creuse le terrain de profonds entonnoirs. " Les Allemands en veulent même au soleil ", dont le disque s'estompe derrière la fumée des explosions. Dans son poste de commandement, éclairé par une ouverture dans le toit, un colonel suit l'action sur sa carte. Les Allemands viennent se rendre, les bras levés, et sont regroupés près de bâtiments en ruine. Un panorama du Bois Etoilé reconquis montre des squelettes d'arbres sur un terrain bouleversé. A l'interrogatoire, un officier, casque à pointe et lunettes rondes, déclare : " J'étais professeur dans un lycée de jeunes filles ", tandis que " les Kamarades de moindre importance " sont dirigés vers une cave. Les spahis partent chercher d'autres prisonniers ; ceux qui sont déjà arrivés au camp, sont allongés par terre.
Notes :
Film remonté dans l'ordre en 2016 par Albane Brunel (chargée d'études documentaires) et David Bonnefoy (monteur) avec les images existantes dispersées sous les références 14.18 A 271, A 283, B 114 et B 117.
En effet, le film " L'offensive française sur la Somme (juillet 1916) ", en trois parties, est un film réalisé par la Section cinématographique de l'armée en 1916 et conservé dans le fonds de la première guerre mondiale (série 14.18) de l'ECPAD. Cependant, le film est dispersé sous plusieurs références qui présentent des séquences en double ou dans le désordre et parfois mêlées à d'autres images qui n'ont rien à voir avec le film. C'est pourquoi, le film a été remonté dans l'ordre et dans le respect des images en février 2016 et avec l'appui des sources écrites conservées à la Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (MAP) qui attestent du montage de ce film.
Les références d'origine qui ont servi à ce remontage sont les suivantes :
- 14.18 A 271 TC de 00 :00 :00 à 00 :18 :09 (pour la 1re partie) ;
- 14.18 B 117 TC de 00 :17 :54 à 00 :28 :55 + 00 :16 :57 à 00 :18 :51 (pour la 2e partie) ;
- 14.18 A 271 TC de 00 :33 :10 à 00 :46 :00 (pour la 3e partie).
Le carton intertitre " L'offensive française sur la Somme (juillet 1916) Deuxième partie " manquant a été créé sur le modèle de la première et de la troisième parties.
Film classé dans les "Hors série" dans le catalogue " Les films militaires français de la première guerre mondiale ", Françoise Lemaire, 1997.
Catégories
Mots clés
Informations
| Référence | 14.18 A 1493 |
|---|---|
| Durée | 00:44:03 |
| Date de réalisation | 31/07/1916 |
| Date de début | 01/01/1916 |
| Date de fin | 31/07/1916 |
| Couleur | Noir et blanc |
| Typologie | Produit monté |
| Origine | SCA/SPCA Section cinématographique de l'armée |