VIDÉO

[Marine, entraînement au tir.]

Réalisateur(s) : Inconnu



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Ce film mêle des éléments de rushes concernant la marine ainsi que l’emploi de canons de côte et de canonniers marin dans des opérations terrestres. Description :

Parties du Havre, deux canonnières sont en route vers Strasbourg, via Rouen et la Seine, puis des canaux. A bord de l’une d’elles, les marins s’exercent au tir sur un canon de 47 mm. Arrivées dans le port de Rouen, où elles sont tirées par un remorqueur, les canonnières longent plusieurs navires de commerce ; elles croisent une barge baptisée Thessalie qui porte un groupe de prisonniers allemands, accostée à un bateau ; elles doublent ensuite un convoi de deux barges tirées par un remorqueur, et se dirigent vers le pont transbordeur qui enjambe le port de Rouen. Elles passent ensuite une écluse à Elbeuf : vue de la canonnière Aisne manoeuvrant dans le sas. (1)

En pleine mer (00:02:13), peut-être en 1919, panorama sur une escadre de divers bâtiments de guerre dans le brouillard ; un cuirassé américain de la classe Nevada ou de la classe Pennsylvania (TC 00:03:11) s’avance, vu de trois quarts avant, suivi de plusieurs autres dreadnoughts de classes antérieures (classes Delaware, South Carolina, Florida). (1 bis)

Une embarcation traverse Paris (TC 00:04:35) ; deux marins font la démonstration d’un canon de marine de 90 mm sur affût à crinoline qui équipe le bateau. (2)

Sous un filet de camouflage (TC 00:04:56), des marins servent un canon de gros calibre (images très floues).
En Russie, sur un très large fleuve et dans une zone inondée des péniches sont à l’arrêt et des remorqueurs tirent des embarcations. (3)
Un petit cargo (TC 00 :06 :49) navigue dans une forte houle.

A Pauillac (Gironde, TC 00:06:56), le 8 juin 1917, des matelots américains posent sur le pont du cargo Jupiter, un navire allemand confisqué par la marine américaine ; des prisonniers de guerre autrichiens procèdent au déchargement de blé et de sacs de farine à l’aide d’une grue et portent les sacs sur leur dos. (4)

Sur la base d’hydravions de Cazaux ou de Saint-Raphaël (TC 00:07:45), un canot baptisé « Verdun » embarque avec un canon de 37 mm fixé à l’avant pour des exercices de tir en mouvement. Sur un canot à moteur, de futurs pilotes s’entraînent au tir en mouvement avec une mitrailleuse Hotchkiss et des fusils. (5)
A Cazaux, sur la plage, en février 1919 (TC 00:08:58), des hommes s’entrainent au tir avec deux canons de 37 ou de 47 mm sur affût brouette. (6)

A Sempigny (Oise, TC 00:09:43), le 10 avril 1917, des marins servent un canon de côte de 164,7 mm T.A.Z. M1893/96 de marine sur affût à châssis circulaire ; ils procèdent à plusieurs tir et déposent les douilles fumantes à côté de la pièce. (7)

A la fin des années 1920, filmés depuis la passerelle d’un porte-hydravions TC 00:11:00), des bâtiments militaires évoluent dans une rade, notamment un croiseur français de la classe Suffren, peut-être le Colbert (TC 00:13:09), et d’autres croiseurs de la classe Duguay-Trouin. (8)

Notes :
(1) Compte rendu de tournage n° 2030 de Pierre Périn le 22/01/1919. Reportages photographiques SPA 221 Z de Pierre Périn également et SPA 225 Z de Charles Blanc.
(1 bis) Photographies SPA 216 Z 7412 à 7415, non datées.
(2) Peut-être s’agit-il d’un des deux canonnières ; cependant ces bâtiments n’étaient pas équipés de ce type de canons de 90 mm.
(3) Des images apparentées figurent sur le film 14.18 B 575 où on peut reconnaître un des navires.
(4) Comptes rendus de tournage n°296 et 297 d'Alphonse Wéber Wéber. Images plus complètes sur le film 14.18 A 687.
(5) Peut-être des images filmées par Lucien Le Saint en 1917 ; mêmes images sur 14.18 A 506 « L’effort de l’aviation française » et sur 14.18 B 289.
(6) Compte rendu de tournage n° 2046 de Pierre Périn à Cazaux le 08/02/1919.
(7) Compte rendu de tournage n°124 d’Alfred Machin les 10-11/04/1917. Mêmes images sur le film 14.18 A 155 qui montre le rush complet. La pièce est renversée sur son propre affut de façon à disposer le frein de tir (hydraulique, au milieu) et les récupérateurs (à ressort, sur les côtés) au-dessus du tube. Leur poids facilite ainsi la levée de la pièce.
(8) S’il s’agit bien du Colbert, les images sont postérieures à avril 1928, date du lancement. Des images plus complètes figurent sur le film 14.18 B 723. L’hydravion visible est un Schreck FBA 17 HE2.
Les dates et lieux des autres séquences n’ont pas pu être déterminés.