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Barbier chinois en plein air. [légende d'origine]
Informations techniques
Procédé original | Tirage sur papier aristotype |
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Format d'origine | 8x5,8 |
Support d'origine | Papier contrecollé sur carton |
Couleur | Monochrome |
Orientation | portrait |
Propriétés
Référence | D0159-002-001-0202 |
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Date de début | 01/01/1900 |
Date de fin | 31/12/1901 |
Photographe(s) | Jean-Bernard Calmel - |
Lieu(x) | Chine - |
Origine | Inconnu |
Mention obligatoire | © ECPAD/album du génie/Jean-Bernard Calmel |
Domaine public | Oui |
La photographie est issue du reportage suivant :
L'activité du génie en Chine lors de la guerre des Boxers, intervention armée internationale (1900-1901).
Voir la notice du reportageDescription du reportage
La guerre des Boxers - surnom des membres de la société secrète des Poings de la justice et de la concorde - se caractérise par une opposition armée luttant contre l'influence culturelle étrangère et le partage de la Chine par les grandes puissances occidentales, le "Break-up of China" (dépècement de la Chine). Après diverses attaques des Boxers, les légations sont assiégées à Pékin durant l'été 1900 (les "55 jours de Pékin") et lancent un appel à l'aide. En réponse à ces agressions, une expédition armée internationale réunissant l'Allemagne, l'Angleterre, l'Autriche-Hongrie, les Etats-Unis, la France, l'Italie, le Japon et la Russie, voit le jour et débarque sur le territoire chinois. L'écrasement de la révolte par les troupes unies des puissances impérialistes a représenté un lourd tribut pour la dynastie Qing au pouvoir. Pékin et sa province ont été envahis et soumis à des pillages dans lesquels les nations européennes (Allemagne, France et Russie) s'illustrèrent particulièrement. Les troupes étrangères sont demeurées en Chine jusqu'à l'automne 1901 afin de veiller au maintien de l'ordre et de conduire le gouvernent impérial mandchou à la signature du protocole de paix.
A l'instar des autres nations, la France envoie un contingent recruté au sein des différentes armes, dont le génie, pour ses compétences dans le soutien des troupes combattantes. Parmi ces militaires, plusieurs d'entre eux pratiquent la photographie en amateur et témoignent de la violence des destructions occasionnées par les rebelles chinois à l'encontre des symboles de la présence occidentale en Chine (quartiers des concessions et des légations détruits, voies de chemin de fer endommagées, édifices religieux catholiques et cimetières profanés) ainsi que des exécutions de Boxers. Leurs images dévoilent également les différentes facettes de la société traditionnelle chinoise au travers de l'architecture des palais impériaux, des scènes de la vie quotidienne et des acrobates de rue. Enfin, le corpus se compose de vues aériennes prises en ballons, manœuvrés par des sapeurs aérostiers. Ces images annoncent les prémices de la photographie aérienne militaire.
En 1901, la compagnie 23/3 du 5e régiment du génie commandée par le capitaine Guyot a ouvert les remparts de Pékin et construit la partie intramuros de la gare Zhengyangmen. Cette opération a été rendue possible après la réalisation d'une carte de la ville établie d'après les photographies aériennes réalisées par la section d'aérostiers du 1er régiment du génie. Plusieurs photographies conservées dans ce fonds documentent ces travaux.
Note : une soixantaine des vues de l'album du génie de l'ECPAD ont été reproduites dans l'ouvrage "La Chine à terre et en ballon, reproduction de 272 photographies exécutées par des officiers du corps expéditionnaire et groupées sur 42 planches en phototypie avec légendes explicatives, 1900-1901", publié par la maison Berger-Levrault & Cie en 1902. Un exemplaire de cet ouvrage est conservé dans les collections du Service historique de la Défense au château de Vincennes sous la cote BIB 4° 11689. Une partie des négatifs sur verre originaux - 49 au total - est également conservée au SHD dans les archives iconographiques de l'armée de terre sous la cote GR 2 K 279.
Le travail de comparaison mené entre les photographies de l'ECPAD et les reproductions de l'ouvrage "La Chine à terre et en ballon" a permis d'identifier plusieurs photographes. Il s'agit de trois officiers formés à l'École polytechnique avant d'intégrer le 1er régiment du génie à Versailles : Jean-Bernard Calmel (1865-1939), Gustave Plaisant (1873-?) et Louis Tissier (1863-1947).
Les photographies sont issues d'un album qui semble provenir d'une ancienne salle de tradition d'un régiment du génie même si aucun document ne le certifie à ce jour. L'album se divise en quatre époques : le Dahomey (Bénin) avant 1900 (D159-1), la Chine en 1900 et 1901, le Congo-Brazzaville entre 1880 et 1900 (D159-3) et des manœuvres en France entre 1900 et 1911 (D159-4). Le format inhabituel des photographies provient de leur découpage réalisé par le concepteur de l'album afin de créer une présentation "artistique" et ne correspond pas forcément à celui des négatifs sur plaque de verre originaux.
Le format d'origine d'une photographie de dimensions 6,5x7,5 centimètres n'a pu être ajouté dans le champ "Format d'origine" de la notice en raison d'une anomalie du système documentaire constatée le 11 août 2020.
Photos du reportage(277)
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Porte de la "Cité interdite" voisine du quartier général français.
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Lions de bronze ornant l'entrée d'une pagode occupée par les troupes italiennes, à proximité du Palais de la Belle Vue du Lac. Sapeur français et marin italien en faction.
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Tien Tsin. Le ballon français.
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Construction d'un ouvrage d'art pour le passage de la voie ferrée au-dessus du fossé de la ville Tartare.
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Construction de l'appontement français à Tong-Kou, par le Service du génie.
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Vue extérieure de la muraille de Pékin.
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Le chemin de fer français dans Pékin. Foule chinoise regardant passer le train d'inauguration à Choun-tche-Men.
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La voie ferrée aux abords de la porte Choun-tche-Men.
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Le chemin de fer français dans Pékin. Exécution d'un remblai dans le fossé de la ville Tartare.
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Ruines de bâtiments dans la concession française, à Tien-Tsin.
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Arrivée à l'étape.
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Enterrements chinois.
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Les moyens de transport en Chine. Chaise chinoise d'un cortège de mariée.
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Entrée du Palais de la Rotonde, gong et beau vase à poissons en jade vert datant de l'empereur Kien-Loung.
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Extrémité de la Grande Muraille de Chine au bord de la mer.
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Ouverture de la brèche du chemin de fer dans la muraille de Pékin.
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Le consulat de France à Tien-Tsin.
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Fauteuil impérial dans le palais d'Hiver.
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Kiosque octogonal contenant une stèle impériale dans la cour du Palais des ancêtres, à Pékin.