Le Débarquement de Provence et la Libération de Marseille
À l’occasion du 80e anniversaire de la libération de Marseille, découvrez les images d’archives du Débarquement de Provence.


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Voir la noticeDéfilé des FFI sur le Vieux port à Marseille.

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Voir la noticeSur le tournage du film Le jour le plus long. Figurants de militaires britanniques.

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Voir la noticeUne fillette embrasse un sous-lieutenant (Pianelli ou Herbelin) du 3e ou 7e régiment de tirailleurs algériens (3e RTA) à Marseille.

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Voir la noticeDes membres du groupe des commandos d'Afrique, devenu 5e bataillon de choc, montent à l'assaut de la batterie d'artillerie côtière allemande du Cap Nègre.

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Voir la noticeDes membres du groupe de commandos d'Afrique, devenu 5e bataillon de choc, débarquent à bord de rubber boats au pied des falaises du Cap Nègre (reconstitution).

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Voir la noticeDes membres du groupe des commandos d'Afrique, devenu 5e bataillon de choc, escaladent les falaises du Cap Nègre (reconstitution).

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Voir la noticeDes membres du groupe des commandos d'Afrique, devenu 5e bataillon de choc, escaladent les falaises du Cap Nègre (reconstitution).

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Voir la noticeDes membres du groupe des commandos d'Afrique, devenu 5e bataillon de choc, escaladent les falaises du Cap Nègre (reconstitution).


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Voir la noticeEtat-major de l'Armée B à bord du paquebot M.S. Batory.

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Voir la noticeSur le tournage du film Le jour le plus long. Tribune officielle pendant les exercices de débarquement. Au premier plan : Darryl Zanuck, producteur du film.

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Voir la noticeLe général de Monsabert quitte la basilique.

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Voir la noticeSur le tournage du film Le jour le plus long. Ambiance sur la plage après le débarquement.

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Voir la noticeLa foule acclame les opérateurs du service cinématographique de l'Armée (SCA) à Monte-Carlo.

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Voir la noticeSur le tournage du film Le jour le plus long. Ambiance sur la plage après le débarquement.

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Voir la noticeLes deux piliers Est du viaduc d'Anthéor et la voie ferrée détruits par des bombardements aériens.

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Voir la noticeSur le tournage du film Le jour le plus long. Pour remercier les marins du bâtiment de débarquement de chars (BDC) Argens (L9003), une photographie de groupe leur est offerte par Darryl Zanuck, producteur du film. Ici, le photographe du film, André Berlincourt, pendant la prise de vues.

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Voir la noticeCérémonie militaire dans Marseille libérée : défilé motorisé des unités de la 1re armée.

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Voir la noticeDéfilé des FFI après la libération de Marseille.

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Voir la noticeEmbuscade de FFI sur la Canebière.

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Voir la noticeDébarquement des troupes de la 3e DIA (division d'infanterie algérienne) dans la baie de Saint-Tropez.

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Voir la noticeDes soldats français déboulonnent une plaque de rue au nom du maréchal Pétain à Sainte-Maxime.

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Voir la noticeSur le tournage du film Le jour le plus long. Le matériel (décors) est transporté sur la plage par un engin de débarquement (LCVP L9003.1) de l'Argens.

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Voir la noticeA Marseille, le 29 août 1944, le général de Lattre de Tassigny, André Diethelm commissaire à la Guerre et Emmanuel d'Astier de la Vigerie, commissaire à l'Intérieur, en compagnie d'autorités militaires et politiques attendent le défilé de ceux qui ont libéré la ville mis à l'honneur lors d'une cérémonie qui célèbre la libération de la cité phocéenne.

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Voir la noticeSur le tournage du film Le jour le plus long en Normandie. Scène en intérieur. Portrait d'un second maître commando français (Georges Rivière dans le rôle du second-maître Guy de Montlaur).

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Voir la noticeVue de Marseille pendant les tirs de l'artillerie allemande repliée dans le port et les forts alentours et la riposte des troupes de la 3e DIA.

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Voir la noticeVente de journaux dans Marseille tout juste libéré.
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Voir la noticeLa population marseillaise acclame les troupes lors du défilé, à l'angle de la Canebière et du quai des Belges.
Été 1944, l’heure des débarquements
Le 15 août 1944, près de deux mois après le début de l’opération Overlord en Normandie, les troupes alliées débarquent en Provence. Baptisée Anvil-Dragoon, cette opération amphibie et aéroportée a pour objectif de créer un second front sur le territoire français occupé par l’armée allemande.
En débarquant en Provence, les Alliés espèrent neutraliser les troupes ennemies basées dans la région, prendre le contrôle des ports de Toulon et Marseille et remonter ensuite la vallée du Rhône afin de protéger le flanc droit de l’armée américaine, débarquée en Normandie en juin 1944.
Bien que les moyens déployés semblent faibles comparés à ceux mobilisés pour le débarquement de Normandie, l’opération Anvil-Dragoon réunit près de 2 000 bâtiments (navires de guerre, bateaux de transport, péniches…), autant d’avions et environ 500 chars. Les effectifs alliés atteignent 350 000 soldats, dont 250 000 français.
Le « D-Day » provençal
Des membres du groupe des commandos d'Afrique, devenu 5e bataillon de choc, montent à l'assaut de la batterie d'artillerie côtière allemande du Cap Nègre.
Date : 15/01/1945 Référence : TERRE 10040-R160
La première phase de l’opération débute dans la nuit du 14 au 15 août avec les troupes aéroportées : 5 000 parachutistes sont largués au-dessus de la zone du débarquement afin de bloquer les voies d’accès à l’ennemi. Appuyés par les Forces françaises de l’intérieur (FFI), les commandos français s’emparent de plusieurs secteurs stratégiques dont le Cap Nègre. L’artillerie aérienne et navale ouvre le feu à l’aube pour neutraliser le système défensif allemand.
Partie en dix convois depuis l’Algérie et l’Italie, la flotte alliée s’est rassemblée au large de la Corse durant la nuit. Elle prend d’abord la direction de Gênes pour faire diversion avant d’atteindre les côtes françaises. À partir de 8 heures du matin, les premières divisions débarquent en différents points entre le Lavandou et Saint-Raphaël.
Tandis que les forces américaines remontent la vallée du Rhône, l'armée B du général de Lattre a pour mission de délivrer Toulon et Marseille. Ces deux villes possèdent chacune un port stratégique dont le contrôle offre de nombreux avantages logistiques, notamment pour le ravitaillement.
Les troupes françaises encerclent Toulon le 20 août et enlèvent la ville aux Allemands sept jours plus tard. Le 13 septembre, les bâtiments de la flotte française entrent dans la rade de Toulon, un peu moins de deux ans après s’y être sabordée afin de ne pas tomber aux mains de l’ennemi qui venait d’envahir la zone libre.
Marseille libérée
À Marseille, les Forces françaises de l'intérieur (FFI) n’attendent pas l’arrivée des forces alliées pour agir. Afin d’affaiblir l’organisation allemande, un appel général à la grève est lancé le 19 août. Deux jours plus tard, le 21 août, le commandant Vauban, chef des FFI, donne l’ordre à ses hommes de passer à l’action.
Soutenue par une partie de la population, l’insurrection tient bon jusqu’à l’entrée dans la cité phocéenne, le 23 août, de la division d’infanterie algérienne du général de Monsabert du Command Combat de la 1re division blindée du général Sudre, et des 2e et 3e groupements de tabors marocains.
Une courte trêve est observée durant l'entrevue des généraux de Monsabert et Schaëffer. L'officier allemand refusant la reddition de sa garnison allemande, exigée par le commandant de la 3e DIA, les combats reprennent dans l'après-midi du 23 août 1944.
Durant cinq jours, les troupes françaises se livrent à d’âpres combats. Le 25 août, le drapeau français est hissé en haut de la basilique Notre-Dame de la Garde, située en surplomb de la ville, après avoir neutralisé les blockhaus environnants. Une messe solennelle y sera célébrée lors de la libération de la ville.
Le 28 août, le général allemand Schaëffer capitule : Marseille est libérée. Le lendemain, c’est l’ensemble de la Provence qui est libérée, quinze jours seulement après le débarquement allié. L’opération, qui a coûté la vie à un millier d’hommes au sein des troupes françaises, redonne de l’espoir à toute une nation.
Les photographies du Débarquement de Provence
La population marseillaise acclame les troupes lors du défilé, à l'angle de la Canebière et du quai des Belges.
Date : 29/08/1944 Référence : TERRE 271-6095
Le photographe Jacques Belin, qui a couvert la libération de Rome en juillet 1944, fait partie des premiers opérateurs de prise de vue du Service cinématographique de l’armée à être sur place. Les clichés réalisés dès le début de l’opération documentent principalement le débarquement, les villes libérées (dont Sainte-Maxime et Saint-Tropez) et le débarquement du matériel, notamment dans le golfe de Saint-Tropez.
Le reporter est présent lors des phases de combat. Il photographie les embuscades tendues par les FFI qui luttent dans les différents quartiers de Marseille, notamment sur la Canebière. Ses clichés témoignent de l’étendue des dégâts causés par les bombardements des batteries allemandes.
Jacques Belin immortalise également la ferveur de la population lors de différents événements célébrant la libération de la ville, dont la messe solennelle donnée le 28 août à la basilique Notre-Dame de la Garde et la cérémonie organisée sur le Vieux-Port le 29 août en l'honneur des résistants et des troupes françaises.
Débarquement de Provence : le rôle essentiel des commandos d'Afrique.
Référence : 2019_ECPAD_PM_012_W
Maxime Grandgeorge