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Bab el Oued. Fusillade sur le 2e bataillon du 73e régiment d'infanterie de marine (RIMa). Cadavre d'un homme qui conduisait une charrette.

Photographe(s) : Grimaud


Note : attention cette image peut heurter la sensibilité de certaines personnes.

Informations techniques

Procédé original Négatif
Format d'origine 6x6
Support d'origine Acétate
Couleur Noir et blanc
Orientation portrait

Propriétés

Référence ALG 62-56 R57
Date de début 23/03/1962
Date de fin 23/03/1962
Photographe(s) Grimaud -
Lieu(x) Alger - Algérie - Bab el Oued - Région d'Alger -
Origine SCA/Algérie (service cinématographique des armées en Algérie)
Mention obligatoire © Grimaud/ECPAD/Défense

La photographie est issue du reportage suivant :

Fusillade du 23 mars 1962 à Bab el Oued sur le 2e bataillon du 73e régiment d'infanterie de marine (RIMa), au poste du 9e régiment de zouaves (RZ) [Algérie].

Voir la notice du reportage

Description du reportage

La conclusion des accords d'Evian relatifs au "Cessez le feu" en Algérie, engage dans son article n°2 à interdire tout recours aux actes violents entre les deux parties signataires. Cette clause qui entre en vigueur le 19 mars 1962 est dénoncée par l'Organisation armée secrète (OAS). Cette dernière décide de lancer une grève et le général Salan, commandant de l'OAS "donne l'ordre d'harceler les positions ennemies dans les grandes villes d'Algérie" [1]. Pour éviter les troubles, l'armée (gendarmes mobiles, appelés, zouaves) boucle et investit les quartiers d'Alger. Les soldats patrouillent dans les rues, les voitures sont fouillées et des blindés sont postés en de nombreux carrefours. Le 20 mars 1962, une fusillade fait 24 morts et 59 blessés dans les rues de Bab el Oued. Le 22 mars 1962, une patrouille de la gendarmerie mobile est attaquée. Le 23 mars 1962, l'OAS tire sur des appelés. Il y a 7 morts et 11 blessés dans l'avenue de la Bouzaréah [2] . Le général Ailleret ordonne la riposte. Les militaires bouclent Bab el Oued et prennent position dans les rues. Dans la fusillade marquant l'affrontement entre l'OAS et l'armée, les gendarmes mobiles et le 73e régiment d'infanterie de marine (RIMa) sont violemment pris à partie par des rafales d'armes automatiques tirées derrière les volets des maisons [3]. Ils répondent aux tirs tout en s'abritant derrière les blindés. Un gendarme blessé est amené dans un camion sanitaire. En revanche, le cadavre d'un militaire français, apparement un sergent qui servait le fusil mitrailleur de son groupe gît dans une ruelle. Au poste Dupleix ou au Tridet [4], le 9e régiment de zouaves (RZ) est pris pour cible. Des coups de feu sont tirés vers le poste depuis les toits à quelques centaines de mètres de l'avenue de la Bouzaréah. La mitrailleuse d'un blindé M8, maniée par la gendarmerie mobile, entre en action.

Notes :
Voir le film ACT 6242 qui correspond à ce reportage photographique.

1] Instruction n° 29 du 23/02/62 reprise par Yves Courrière, P. 1966. T IV
2] Repris à partir du compte rendu de l'opérateur de prises de vue
3] Repris à partir du compte rendu de l'opérateur de prises de vue
4] Dans le compte rendu de l'opérateur de prises de vue le lieu est Dupleix. Dans celui du photographe il s'agit de Tridet. Les deux ne sont peut-être pas incompatibles.

Photos du reportage(70)